| Titre : | Spatial structure of above-ground biomass limits accuracy of carbon mapping in rainforest but large scale forest inventories can help to overcome |
| Auteurs : | Stéphane Guitet, Auteur ; Bruno Hérault, Auteur ; Quentin Molto, Auteur ; Olivier Brunaux, Auteur ; Pierre Couteron, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | PLOS ONE, 2015 |
| Format : | 23 p. |
| Langues: | Français |
| Catégories : |
[Ecoplanète] 0100 - ECOLOGIE/MILIEUX NATURELS > 0101 - ECOLOGIE > ECOLOGIE > BIOMASSE |
| Tags : | Carbone ; biomasse ; forêts ; Guyane ; structure forestière ; paysages |
| Résumé : |
La cartographie précise de la biomasse aérienne (BA) représente un défi majeur pour le succès des processus
REDD+ en forêt tropicale humide. Les méthodes de cartographie habituelles reposent sur deux hypothèses : une forte autocorrélation spatiale à grande échelle et une influence environnementale marquée à l’échelle régionale. Cependant, aucune étude de la structure spatiale de la BA à l’échelle du paysage ne vient étayer ces hypothèses. Nous avons étudié la variation spatiale de la BA à différentes échelles à partir de deux grands inventaires forestiers réalisés en Guyane française. L’ensemble de données comprenait 2 507 placettes (0,4 à 0,5 ha) de forêt tropicale humide intacte, réparties sur l’ensemble de la région. Après avoir vérifié les incertitudes des estimations obtenues à partir de ces données, nous avons utilisé la moitié de l’ensemble de données pour développer des modèles prédictifs explicites intégrant les effets spatiaux et environnementaux, et testé la précision des cartes résultantes en fonction de leur résolution à l’aide du reste des données. Les inventaires forestiers ont fourni des estimations précises de la BA à l’échelle de la placette, pour une moyenne de 325 Mg.ha⁻¹. Ils ont révélé une forte variabilité locale combinée à une faible autocorrélation jusqu'à des distances n'excédant pas 10 km. Les variables environnementales expliquaient une part mineure de la variation spatiale. La précision du meilleur modèle, incluant les effets spatiaux, était de 90 Mg.ha⁻¹ à l'échelle de la parcelle, mais un grossissement de la résolution jusqu'à 2 km a permis de cartographier la biomasse aérienne avec une précision inférieure à 50 Mg.ha⁻¹. Quelle que soit la résolution, aucune concordance n'a été trouvée avec les cartes de référence pantropicales disponibles. Nous avons conclu que la faible autocorrélation et le faible effet environnemental combinés limitent la précision des cartes de biomasse aérienne en forêt tropicale humide, et qu'un compromis doit être trouvé entre la résolution spatiale et la précision effective jusqu'à ce que des signaux de télédétection adéquats et « couvrant l'ensemble de la forêt » fournissent des prédictions fiables de la biomasse aérienne. En attendant, l'utilisation de vastes inventaires forestiers avec un faible taux d'échantillonnage ( |
| En ligne : | https://hal.science/hal-01269305 |

